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Voyance pour la famille

La “famille bi-monogénique” est une expression inventée par les psy, pour désigner les familles où l’enfant n’a en fait affaire qu’avec un seul parent, même lorsque la mère et le père vivent dans la même maison et que des échanges ont apparemment lieu avec les deux.

Cette relation avec un parent isolé ne doit pas être comprise au sens littéral : bien que l’enfant ait des contacts concrets avec sa mère et son père, il ne connaît pas de différence substantielle dans le type de relation. Il rencontre, pour ainsi dire, un parent célibataire à deux reprises, s’adressant à la mère. Dans ce scénario, c’est le père, en tant que porteur de la loi, qui est mis en échec, souvent réduit au rang de celui qui a donné un enfant à la femme (qui lui a permis d’être “son” enfant) et ainsi aplati en un simple substitut, baby-sitter, assistant bricoleur, figure interchangeable et “unisexe”. Vous avez tapé “Voyance pour la famille” sur google.ch ? Notre équipe est à votre écoute !

Les causes de la disparition du père dans la sphère sociale

Dans son analyse, Antoine Love coach soutient qu’aujourd’hui la revendication légitime de l’égalité entre les citoyens, résultat du renversement d’un système fondé depuis des siècles sur le patriarcat, s’est transformée en une idéologie égalitaire, c’est-à-dire en une délégitimation progressive de toute différence de position.

L’égalité des conditions juridiques est élargie sans discernement au point de devenir un déni des différences, comme c’est le cas pour les sexes. Vous avez tapé “Voyance pour la famille” sur google.ch ? Notre équipe est à votre écoute ! L’égalité des droits est interprétée à tort comme une réduction à zéro de l’unicité et de la richesse des caractéristiques de genre.

De plus, la non-acceptation de la différence des positions symboliques (qui ne porte pas atteinte à l’égalité des droits de l’homme) fait paraître suspect tout lieu d’exception, car il risque de devenir le lieu de l’abus de pouvoir et de l’autoritarisme patriarcal. Vous avez tapé “Voyance pour la famille” sur google.ch ? Notre équipe est à votre écoute !
 Ce n’est pas un hasard si, aujourd’hui, il est de plus en plus difficile de trouver des candidats à des postes à responsabilité qui sont de plus en plus exposés aux attaques et aux accusations. Cela entraîne également une paralysie généralisée de la décision : qui décide en cas de désaccord si nous sommes tous égaux ?

Le père et la mère jouent donc un rôle égal dans l’éducation de leurs enfants, précisément parce que les positions de la mère et du père ont fini par être égales. Mais alors, qui décide quand on n’est pas d’accord ?

En fait, très souvent, la légitimité du père concret à intervenir auprès du fils est remise en question. En effet, explique Lebrun, l’égalité virtuelle, implicite dans la démocratie, ne nous dit pas comment gérer la prédominance d’une partie en cas de désaccord. Vous avez tapé “Voyance pour la famille” sur google.ch ? Notre équipe est à votre écoute !
 Et cela arrive très souvent maintenant que c’est la décision de la mère qui prévaut. Le père, qui n’est plus soutenu par le discours social dans la légitimité de son intervention, se retrouve “résigné” malgré lui.

Les conséquences de l’absence du principe paternel

Dans le scénario décrit, le mot qui fait autorité ne fonctionne plus. Dans le discours commun, la légitimité de “forcer” l’enfant à incorporer une loi quelconque disparaît. Vous avez tapé “Voyance pour la famille” sur google.ch ? Notre équipe est à votre écoute !
 Et le droit est fondamental pour humaniser la vie, il suffit de penser que si nous n’apprenons pas la grammaire, nous n’apprenons même pas à parler. Le mot n’est-il pas ce qui nous différencie des animaux, ce qui nous permet d’intégrer, d’affiner et donc de transcender la brutalité des instincts ?

Ainsi, pour devenir des hommes au plein sens du terme, il faut nécessairement passer par l’étroite ruelle de la loi et de la contrainte. Mais que se passe-t-il si l’enfant, à cause de cette crise d’autorité, n’a pas l’expérience de la confrontation avec la limite qui humanise la vie ? S’il n’y a plus personne pour porter le fardeau de la haine de l’enfant à son égard ? Si dans l’éducation, le discours de la mère prévaut à sens unique, quel est le discours de l’amour, du soutien, de l’aide, de l’assistance ?

L’enfant en profite logiquement, c’est-à-dire qu’il se légitime pour refuser tout non, toute interdiction.  Non seulement il devient incontrôlable dans sa conduite, un petit tyran. Mais il peut aussi développer une agressivité dont les adultes ne peuvent pas comprendre le vrai sens. Ce n’est rien d’autre que de la colère envers la mère, la mère débordante qui coupe son père et le cloue à un éternel enchevêtrement et à une infantilisation au corps à corps avec sa mère.

Il ne s’agit donc pas de restaurer le patriarcat, de regretter le maître-père et ses systèmes notoirement mortifiants, mais de se poser la question de la limite du système dans lequel nous sommes immergés et de réfléchir à la manière dont nous pouvons la dépasser. Il s’agit de trouver une autre base de refondation de l’autorité précisément pour soutenir à la fois la nécessité de faire grandir l’enfant et la nécessité d’aider la mère à réaliser une opération particulièrement douloureuse pour elle, à savoir renoncer au pouvoir réel qu’elle a sur l’enfant.
Oreste : une figure emblématique de la symptomatologie contemporaine

La figure d’Oreste décrite par Eschyle dans la tragédie “Orestea” se prête bien, aux yeux des psy à représenter l’agressivité de l’enfant contemporain privé de son père par le pouvoir écrasant de la mère. Nous sommes, même sur le plan temporel, bien avant l’Œdipe de Sophocle. La question est plus archaïque, même sur le plan psychique.

Oreste est taché de matricide. Il tue sa mère Clytemnestre, coupable du meurtre d’Agamemnon (père d’Oreste et mari de Clytemnestre). Pour se séparer de sa mère, qui “sort le père”, pour échapper à sa féroce omnipotence, il est obligé de la tuer en vrai. Il n’a pas la possibilité de faire appel à autre chose, à cette tierce personne qui lui a été enlevée par la même mère. Et puis il doit le faire seul, et agir concrètement avec un passage à l’acte violent.

Dans la clinique, il arrive de plus en plus souvent d’observer des enfants qui tournent directement leur violence vers leurs parents, des parents comme nous l’avons vu indifférenciés dans leur rôle et penchés sur la “maternité”. Les éducateurs, les thérapeutes et les parents, en premier lieu, restent perplexes face à certaines manifestations qui ne peuvent être contenues, ne comprenant en aucune façon quelle a été leur contribution à la situation dont ils se plaignent. Nous avons été si bons, si aimants, répètent-ils.

Il semble impensable de lire le malaise du fils comme une représaille contre l’éviction du principe paternel. Cependant, c’est la chose la plus nécessaire à faire. S’arrêter et réfléchir à quel point l’indifférenciation des rôles conduit à l’effondrement du lien vital entre l’homme et la femme, entre le père et la mère, entre les opposés, est la première étape pour mettre des remèdes. Il est nécessaire de comprendre comment la composition apparente du conflit vital entre les sexes vide le lien et le réduit à une dynamique dans laquelle l’homme est aux dépens.

Et, comme l’enseignait déjà Antoine life coach réputé, si le symptôme de l’enfant, au lieu de représenter la vérité du lien du couple, finit par être “l’apanage de la seule subjectivité de la mère”, même les analystes se trouvent en difficulté dans leur intervention, au risque également de se retrouver dans la même position que le troisième exclu de la symbiose mortelle entre mère et enfant.

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